Un peu d'histoire

Un passé maritime riche et une situation particulière ont façonné Cancale. Pays des huîtres et des bisquines, Cancale regarde toujours vers la mer, portant haut les plaisirs de la voile et le goût des produits de qualité.

Probablement fondé par le moine Saint-Méen vers 545, le statut de ville à part entière est accordé en 1545 par le roi François Ier. A l’abri des vents dominants et exploitant un site naturel d’abri, le port va se développer au pied des falaises de la Houle à travers les siècles. Pêche lointaine sur les bancs de Terre-Neuve ou pêche des huîtres sauvages dans la baie, Cancale est tournée vers la mer et l’exploitation de ses ressources.

Au XVIIIème siècle, comme les autres ports de la côte, Cancale est attaquée plusieurs fois par les Anglais. Diverses fortifications sont érigées sur la côte avec notamment la construction du Fort des Rimains qui débute en 1779 sur l’île du même nom ou encore le corps de garde des anciens gardes-côtes sur le site des Daules. A la pointe du Grouin, un sémaphore de la Marine aujourd’hui désaffecté est également construit afin de permettre la surveillance de la zone nautique. Il voit de nos jours tous les 4 ans, le départ de la célèbre Route du Rhum, la course transatlantique en solitaire.

A l’apogée de la marine à voile, le port de La Houle ne compte pas moins de 300 bateaux de tous types, du macrotiou au sloop, de la bisquine à la goélette et au trois-mâts terre-neuvas. C’est à la fin du XIXème siècle que la protection du port va être assurée avec la construction de deux digues, la première, le môle de l’Epi en 1838 et la seconde, la jetée de la fenêtre en 1869. A terre, l’activité est intense : chantiers navals, voileries, magasins d’accastillage : tous les petits métiers de la pêche sont présents au port.

Au bourg d’en haut, les quartiers se développent autour de l’église Saint-Méen. Jugée trop petite, celle-ci est délaissée au profit de l’église actuelle qui est mise en chantier en 1875. Aujourd’hui l’ancienne église abrite le cinéma et le musée des Arts et Traditions Populaires où vous pourrez découvrir tous les aspects de l’histoire de Cancale. Sur la place de l’église actuelle, la mairie a installé les statues des laveuses d’huîtres afin de marquer le passage au 3ème millénaire : c’est un hommage au dur labeur des femmes cancalaises qui travaillaient dans les parcs à huîtres.

Aujourd’hui, la pêche ayant décliné, les chalands ostréicoles ont remplacé les caseyeurs et chalutiers qui se massent encore à la cale de la Fenêtre pour la pêche saisonnière des seiches du 15 avril au 15 juin chaque année. La bisquine La Cancalaise porte fièrement l’héritage maritime de Cancale. Depuis 2004 et le projet abouti de restructuration des parcs, la production des huîtres creuses s’est relancée, appuyée par l’essor de la culture en eau profonde des huîtres plates.