Les villages

Aujourd’hui encore, Cancale conserve des villages qui ont chacun leur identité. Eloignés du centre-ville, leurs vieilles pierres leur donnent beaucoup de charme et sont souvent des lieux de villégiature recherché.

Cancale est une paroisse très ancienne puisqu’elle remonte au XIème siècle. A cette époque, de nombreux lieux dits ceinturent le bourg : la Ville-Garnier, la Forge, la Ville-Pain et la Ville-Cheval. Ils sont aujourd’hui annexés à la ville, mais ils furent longtemps autonomes, disposant de leur propre lavoir comme lieu de réunion et de leur puits. Les villages du Verger, de Terrelabouët, de Saint-Jouan des Prés, du Haut-Bout et de la Basse Cancale étaient plus structurés, les maisons étaient regroupées autour d’une chapelle, exception faite du village du Verger où la chapelle est excentrée car bâtie face à la mer par des marins. Actuellement, ces hameaux sont encore éloignés du centre-ville et constituent des quartiers à part entière. Les chapelles ont depuis longtemps disparu, à l’exception de la Chapelle du Verger et la Chapelle Notre Dame du Haut Bout.

A proximité du littoral et des plages, le Haut Bout est un village important dans la commune. Il est aujourd'hui aménagé en résidence de villégiature mais quelques vieilles maisons sont encore visibles dans le paysage. C’est ici que se situait le premier village de Cancale, l’antique Cancaven.

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Situé au-dessus de l'anse de Port-Pican, le village de la Basse-Cancale est l'un des plus importants de la commune. La plupart de ses habitations est remaniée mais il a conservé sa physionomie de village d’autrefois.

Le Verger est le plus excentré et celui qui a gardé le plus d’anciennes maisons en pierres. Cependant, la proximité de la Plage du Verger, en fait un lieu de villégiature très recherché des résidents secondaires.

Saint-Jouan des Prés est le plus proche. Sa particularité réside dans la grande maison, sise au carrefour du Boulevard d’Armor et de la rue du Verger, et dans sa chapelle qui devait être rattachée à cette demeure et qui fut réquisitionnée durant la Révolution pour servir d’hôpital à des marins atteints de typhus, avant d’être détruite. Ses pierres ont servi à bâtir la Maison des Jeunes de Bel Air.

Terrelabouët, enfin, qui abrite l’ancienne demeure où le célèbre corsaire Robert Surcouf passa son enfance. La chapelle Saint-Martin des Hauts Prés fut détruite à la Révolution et ne fut jamais rebâtie, obligeant les habitants du hameau à se rendre à la messe à l’église Saint-Méen. Aujourd’hui, le village recense encore des ateliers ostréicoles grâce à la proximité du port de la Houle et des parcs à huîtres. D’ailleurs, le lotissement ostréicole du Vauhariot regroupant une trentaine d’entreprises de marée est situé à l’entrée de Terrelabouët.