Les parcs à huîtres

Paysage unique de la baie qui se découvre quand la mer se retire aux basses mers pendant les grandes marées, Ils dessinent un quadrillage qui épouse la côte depuis le Rocher de Cancale au nord jusque devant Saint-Benoît des Ondes au sud. Chaussez vos bottes et venez les découvrir lors de visites guidées.

Dès 1850, à la suite de l’appauvrissement des bancs naturels d’huîtres plates et des restrictions de prélèvement, les pêcheurs vont se transformer en éleveurs en semant le naissain d’huîtres à même le sol sur les parcs situés devant Cancale. C’est le début de l’ostréiculture. A l’époque, ils sont délimités par un entourage fait de branchages et de pieux puis par du grillage. Depuis quelques décennies, les huîtres creuses ont pris le relais des plates. Elles sont élevées dans des poches qui sont fixées sur les tables installées en ligne sur les 365 hectares de parcs. Dès que les coefficients de marée dépassent 75, les ostréiculteurs rejoignent leurs parcs avec les tracteurs ou les chalands afin de retourner les poches.

A Cancale et dans la Baie du Mont-Saint-Michel, les marées sont parmi les plus fortes du monde : le marnage y est de 14 mètres ; le mouvement de la mer provoque un courant favorisant le brassage permanent des eaux et le renouvellement du plancton. Toutes les conditions sont réunies pour élever l’huître, ce délicieux coquillage charnu au goût iodé.

Depuis quelques années, à la suite de l’envasement du sud des parcs et des difficultés d’exploitation, une seconde zone de parcs a vu le jour suite à la délimitation de nouvelles concessions ostréicoles plus à l’est : les lignes de tables ont remplacé les rangées de bouchots à moules.